Notes de Marrakech, deuxième journée

 

Viola Shafik, Will Higbee, Florence Martin and Kevin Dwyer!
Viola Shafik, Will Higbee, Florence Martin and Kevin Dwyer!

Le temps change vite à Marrakech et le soleil tristement absent hier est revenu ce matin en ce second jour du colloque Le Cinéma du Maroc dans tous ses états : visions locales, dialogues transnationaux. Il a donc accompagné la séance plénière de Viola Shafik sur le cinéma arabe et les hégémonies transnationales (qui aident à le définir tout en le compliquant tout au long de son histoire).

Il a attiré les congressistes sous les parasols de la terrasse pour une pause café ou thé à la menthe bien méritée entre les sessions. Celles-ci furent fascinantes : ce matin, Peter Limbrick a dévidé les rapports du cinéma de Moumen Smihi à une modernité transnationale en mouvance, Ayoub Bouhouhou a démontré comment Hakim Belabbès troublait le(s) genre(s) du documentaire ; enfin Joshua A. Sabih a rendu compte de l’image du Juif marocain dans les documentaires, séries télévisées et cinéma israélien.

Joshua Sabih

Et le soleil ne fut pas le seul à apparaître spontanément aujourd’hui !

Une nuée d’étudiants en cinéma de la Faculté des Arts et des Sciences Humaines de Marrakech est venue se poser à nos côtés, comme de sages oiseaux souriants et attentifs. Puis, sans tambour ni trompette, Farida Benlyazid est arrivée, accompagnée de Mohamed Abderrahmane Tazi nous honorer de leur présence. Ces deux visites ont changé l’ambiance du colloque : nous avions soudain l’impression d’avoir un vrai « chez nous marrakchi », un lieu chaleureux où deux invités de marque du cinéma marocain et une troupe de jeunes curieux passent en voisins ou en amis qui décideraient de passer prendre un café et voir ce qui se passe chez nous. Les discussions fusaient et dans la salle du colloque et sur la terrasse. Un beau moment.

Mohammed Abderrahman Tazi

Deux films en compétition vus cet après-midi et ce soir au festival : Tombé du ciel / Min assamah (Wissam Charaf, France et Liban, 2016) et Parting (Navid Mahmoudi, Iran et Afghanistan, 2016). Le premier un montage d’humour et de surréel sur une constante de violence made in Beyrouth ; le second l’émouvant récit d’un couple de réfugiés vu depuis Téhéran et Istanbul.

Demain, on prévoit à nouveau du soleil, des cinéastes, et puis aussi des directeurs de festival, et on attend tous de voir Mimosas (Oliver Laxe, 2016, Espagne, Maroc, France, Qatar) avec impatience.

Discussions

 

 

 

 

 

Florence Martin

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